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Chien qui pleure : causes, remèdes et conseils

chien qui pleure

Il n’est pas rare d’entendre, ou de voir un chien pleurer, voire même sangloter… Votre chien pleure nuit et jour et vous ne savez plus quoi faire ? Les plaintes du chien de vos voisins vous parviennent à longueur de journée à travers le plancher et vous ne supportez plus de l’entendre ? Pour savoir comment réagir devant un chien qui pleure, et surtout pour sécher les larmes de l’animal, il importe avant tout de comprendre s’il exprime ainsi les causes d’un mal-être psychologique ou essaie d’attirer l’attention sur un éventuel problème physique.

Pleurs du chien : comment se manifestent-ils ?

Tout d’abord, il est essentiel de distinguer un chien qui a du chagrin d’un chien qui a simplement… un problème de cornée. Autrement dit, il importe de ne pas confondre un toutou qui pleure avec un chien dont les yeux pleurent ! Car ce n’est pas tout à fait la même chose…

Savoir interpréter les larmes du chien

En effet, les larmes coulant des yeux d’un chien ne sont pas synonymes de chagrin, mais de pathologie oculaire. On trouve souvent sur internet des vidéos de toutous en larmes, sur lesquelles on est invité à s’apitoyer… alors qu’il serait plus urgent – et plus judicieux – d’emmener l’animal chez le vétérinaire !

Si les yeux de votre chien larmoient, ou qu’il pleure de « vraies » larmes, on parle scientifiquement d’épiphora, c’est-à-dire d’un écoulement anormal qui peut être dû (notamment) :

  • à une conjonctivite
  • à un ulcère de la cornée
  • à une allergie
  • à une infection oculaire
  • à un glaucome

Autant d’affections, en somme, qui sont du ressort du vétérinaire et qui en appellent à quelques traitements médicamenteux bien précis !

Quel le rôle des larmes du chien ?

Mais il arrive aussi tout simplement que les yeux du chien larmoient parce qu’une poussière y est entrée, qu’un courant d’air le gêne ou encore qu’il vient de faire un effort physique démesuré…

Purement et uniquement physiologique, le rôle des larmes chez le chien n’a rien à voir avec les émotions. Si votre chien a les larmes aux yeux, c’est parce que sa cornée a subitement besoin d’une petite opération de nettoyage, voire d’un peu d’oxygène !

Alors, comment se manifeste le chagrin chez le chien ?

Un chien qui pleure de chagrin n’est donc pas un chien qui larmoie à proprement parler, mais qui émet un son proche du sanglot humain ou encore, selon certains, du hurlement du loup.

Un chien qui pleure gémit, se répand en lamentations, aboie plaintivement… mais ne se répand pas en larmes !

Pleurs du chien : les causes psychologiques

Comme chez l’homme, les pleurs d’un chien peuvent être suscités par des émotions aussi disparates que le stress, l’angoisse de la solitude, la peur ou encore le chagrin et l’hostilité.

Le chien qui pleure pour attirer l’attention

Votre chien pleure devant votre porte, au pied de votre lit, à côté de votre fauteuil ? Sans aucun doute, il se sent seul et cherche avant tout à attirer votre attention. Vous répondez à ses pleurs en le caressant, en jouant avec lui, en lui donnant une friandise ? Vous avez tort. Plus vous céderez aux sollicitations constantes de votre toutou, plus celui-ci se comportera comme un enfant gâté !

Si votre chien pleure dans les moments où vous êtes occupé, dans le but évident de vous obliger à interrompre votre activité et à vous intéresser à lui, ignorez-le. Cela ne suffit pas, ou les pleurs de votre petit compagnon vous portent sur les nerfs ? Isolez-le quelques minutes (dans son panier, sa niche, une autre pièce), puis retournez le chercher.

Le chien qui pleure la nuit

Surtout chez les jeunes chiens, ou chez les chiens plus âgés ayant dû faire face à une séparation récente – d’un commpagnon, d’un membre de la famille… – l’angoisse de la solitude se manifeste parfois la nuit, et parvient à vos oreilles sous la forme de pleurs et de plaintes…

Pour venir à bout des pleurs nocturnes du chien, une seule solution : ne pas y réagir. Plus votre chien vous verra surgir près de lui et plus vous lui ferez de câlins dans l’espoir de le calmer, plus il redoublera de pleurs et vos nuits ne seront plus jamais tranquilles. Au moment du coucher, assurez-vous que votre chien a tout ce dont il a besoin. Cette certitude vous aidera à rester bien sagement dans votre lit (éventuellement avec des boules quiès) au lieu de courir à son chevet, ce qui ne ferait qu’entretenir le problème au lieu de le résoudre.

Chien qui pleure quand il est seul

Un chien qui pleure dès qu’il se retrouve tout seul souffre d’angoisse de la séparation, un trouble du comportement que vous allez devoir lui apprendre à contrôler. En effet, un chien attaché à son maître, c’est bien. Un chien qui ne supporte pas d’être séparé de son maître, c’est trop.

Par conséquent, apprenez à votre chien à gérer progressivement la solitude :

  1. Tout d’abord, aidez-le à associer votre départ à un événement positif, en lui laissant, par exemple, une friandise ou un jouet, qui l’occupera quelques minutes après que vous lui avez dit au revoir.
  2. Apprenez à votre chien à rester seul dans une pièce – toujours, si possible, avec une friandise – de plus en plus longtemps : d’abord par petites tranches de 5 à 10 minutes, puis d’un quart d’heure, puis d’une demi-heure… Bien sûr, vous devez résister à la tentation d’ouvrir même si vous l’entendez pleurer ou gratter à la porte, autrement votre chien n’apprendra jamais à rester seul !
  3. Cessez de dire au revoir à votre chien quand vous quittez la maison et de lui faire fête quand il vous saute dessus à votre retour. Essayez de lui enseigner que vos allées et venues sont des événements normaux, qui ne justifient ni chagrin ni plaisir, mais font partie de la routine de tous les jours. En le préparant psychologiquement à votre absence et en le câlinant à outrance lorsque vous rentrez, vous admettriez implicitement, au contraire, que l’état de stress et d’anxiété de votre toutou lorsque vous n’êtes pas là est pleinement justifié.

Chien qui pleure sur la tombe de son maître

Les médias publient régulièrement l’histoire de chiens pleurant jour et nuit sur la tombe de leur maître décédé. Vous-même avez peut-être fait l’expérience d’un toutou qui n’accepte pas la disparition d’un membre de la famille et s’obstine à rester couché sur sa tombe, en poussant des gémissements lamentables.

Un chien qui pleure sur la tombe de son maître est la manifestation incontestable du grand cœur de ces animaux et de leurs capacités d’attachement sans limites…

Vous avez hérité d’un chien qui pleure sur la tombe de son maître ? Essayez de lui laisser vivre une période de deuil en respectant son chagrin. S’il s’agit d’un jeune chien, sans doute ses pleurs s’atténueront-ils avec le temps. Mais dans le cas d’un chien déjà âgé, vous pouvez craindre qu’il se laisse peu à peu dépérir. Entourez-le de tous vos soins et de votre affection, sans l’empêcher pour autant de vivre son deuil car cela ne servirait qu’à frustrer l’animal et à le rendre malheureux.

Chien qui pleure un compagnon

Il arrive également parfois qu’un chien soit confronté au deuil, non pas de son maître mais de l’un de ses propres compagnons à quatre pattes.

Si vous avez plusieurs chiens, vos toutous seront sans doute amenés à nouer des liens étroits entre eux, s’apaisant et se réconfortant mutuellement. La mort de l’un d’entre eux provoquera donc nécessairement, pour le chien toujours en vie, la perte de précieux repères affectifs, aggravés par l’inévitable modification de ses habitudes : les promenades, les jeux et les repas en solitaire, etc.

Comment aider un chien qui pleure son compagnon ?

  • Vous-même avez probablement du chagrin, mais évitez de vous en décharger sur votre chien en lui accordant une attention accrue.
  • De même, ne cédez pas à la tentation de consoler votre chien en essayant de lui rendre la vie plus douce : notamment en l’autorisant à faire des choses qu’il ne pouvait pas faire auparavant (manger du chocolat, dormir dans votre lit…) Vous ne feriez qu’aggraver les choses en finissant de bouleverser complètement les repères habituels de l’animal.
  • Au contraire, respectez ses habitudes (horaires et itinéraires de promenade, moments de jeu…) et créez de nouveaux rituels (nouveaux jeux, nouveaux espaces…) dont la régularité aidera peu à peu votre chien à s’apaiser.
  • N’hésitez pas à solliciter votre chien, à le stimuler : invitez-le à réagir à vos propositions d’activités, à courir, à s’amuser afin que l’animal puisse dépenser son énergie de façon positive plutôt que de ruminer son chagrin.

Chien qui pleure en présence d’autrui

A l’inverse d’un chien qui pleure dès lors qu’il se retrouve tout seul, certains toutous pleurent, au contraire, lorsque la cohabitation leur pose problème : avec un autre animal, un bébé…

Chien qui pleure quand il voit un chat

La cohabitation entre un chien et un chat peut s’avérer difficile, même si c’est généralement ce dernier qui s’y montre le plus rétif – en particulier lorsque le chat « était là avant ». Votre chien pleure et son poil se hérisse dès qu’il voit un chat ? Il a peut-être de mauvais souvenirs liés à des coups de griffe ou à des morsures…

Si le chat est le vôtre, essayez de partager le mieux possible le territoire des deux animaux, afin que ceux-ci cessent de se comporter comme des ennemis. Si votre chien pleure quand il croise des chats ou encore d’autres chiens pendant vos promenades, essayez de varier vos itinéraires ou, si les pleurs de votre chien vous semblent excessifs, de choisir, pour le sortir, les horaires où vous risquez le moins de croiser d’autres propriétaires canins !

Si ces précautions ne suffisent pas, le port d’un collier anti-aboiement peut également être une solution.

Chien qui pleure quand bébé pleure

Si vous avez un chien, l’arrivée d’un bébé dans votre foyer réclame quelques précautions élémentaires afin d’aider votre toutou à bien accueillir le nouveau venu, si fragile, qui vous demande tant d’attention. Continuez à réserver, autant que possible, des moments de câlins et de jeux à votre chien afin de lui montrer qu’il n’a pas été supplanté dans votre cœur ! Lorsque votre bébé pleure, éloignez l’animal, qui pourrait effectivement être tenté d’en faire autant, les pleurs de nourrisson pouvant être très stressants pour un chien.

Chien qui pleure en voiture

Deux explications s’imposent si votre chien pleure systématiquement quand vous le faites monter dans la voiture :

  1. Il relie la voiture à un événement désagréable, comme une visite chez le vétérinaire, des trajets interminables, la perspective d’avoir mal au cœur… Dans ce cas, montrez-lui que la voiture peut aussi servir à des activités plaisantes : une balade en forêt ou sur la plage, un pique-nique en pleine nature…
  2. Il souffre de différentes phobies qui se manifestent dès lors que vous l’extrayez de la sécurité du foyer : les bruits de la circulation, les lumières de la ville, les nombreux passants ou même les autres animaux. C’est souvent le cas de chiens ayant été adoptés sur le tard après avoir été maltraités par leurs précédents maîtres.

Dans ce dernier cas, vous aurez sans doute un peu plus de difficultés à apaiser les pleurs – ou plutôt les peurs – de votre chien, même si une éducation patiente peut très bien en venir à bout :

  • N’accordez pas de poids à la peur de votre chien. Evitez de le caresser ou de le consoler quand il pleure. Efforcez-vous au contraire de lui faire comprendre que le milieu dans lequel vous vous trouvez est parfaitement normal : vous lui transmettrez un sentiment de sécurité.
  • Si c’est un chiot, habituez-le progressivement aux trajets en voiture. Si c’est un chien déjà âgé, à vous de ruser pour qu’il associe les trajets en voiture à quelque chose d’agréable : une friandise qu’il trouvera systématiquement sur le siège arrière ou de la musique (certains chiens sont sensibles aux mélodies et trouveront un véritable apaisement dans l’écoute de certains morceaux).

Chien qui pleure pour problèmes de santé

Mais attention, un chien qui pleure n’est pas toujours un toutou capricieux, ou mal élevé, qui cherche à attirer votre attention, se faire cajoler ou exprimer une peur. Il arrive aussi qu’un chien pleure en raison d’une douleur authentique, qui doit vous inciter à consulter un vétérinaire pour identifier le problème de santé dont souffre votre petit compagnon.

Ma chienne pleure : chaleurs, grossesse nerveuse et dépression post-partum

Chez les chiennes en chaleur, pleines ou ayant mis bas, les pleurs sont souvent dus à des facteurs hormonaux. Dans certains cas, plus rares, ils peuvent également être le signe d’ennuis de santé, auxquels il faudra rapidement remédier.

  • Une chienne qui pleure pendant ses chaleurs exprime seulement le bouleversement hormonal qui la bouscule et la fragilise. Si les pleurs se font trop fréquents en période de chaleurs, vous devrez peut-être prendre la décision de stériliser l’animal.
  • Une chienne qui pleure sans raison apparente pendant les moments de jeux, en promenant un jouet en plastique dans sa gueule, est peut-être en proie à une grossesse nerveuse. Demandez conseil à votre vétérinaire, car il sera peut-être préférable, là encore, de stériliser l’animal pour le protéger contre une éventuelle dépression.
  • Une chienne qui pleure après la mise bas doit faire l’objet d’un examen immédiat, car deux facteurs peuvent être en jeu, aussi sérieux l’un que l’autre :
    – l’animal subit une dépression post-partum, une pathologie qui n’est pas rare chez les chiennes (soit que l’un des chiots de la portée est mort, soit que la mise bas a été éprouvante)
    Eclampsie, hémorragie, métrite aigue, prolapsus utérin… dans les 3 à 5 jours suivant la mise bas, la chienne peut être sujette à de nombreuses pathologies dont l’apparition provoqueront une souffrance plus ou moins intense et, donc, des pleurs. Montrez-vous vigilant.

Mon chien pleure quand…

Dans de nombreuses situations du quotidien censées procurer du plaisir à un animal familier, comme les moments de repas ou de jeux, ou qui font tout simplement partie de sa routine, un chien qui pleure doit vous alerter :

  • Chien qui pleure en mangeant : une pathologie d’origine digestive est à prévoir, qui peut aller du simple abcès à des problèmes plus graves.
  • Chien qui pleure quand il fait ses besoins : sans doute votre chien est-il constipé, ou souffre-t-il d’une infection intestinale.
  • Chien qui pleure après une opération (castration ou autre) : après une anesthésie, l’animal peut être saisi de tremblements. Mais une fois que l’effet anesthésiant sera dissipé, ces tremblements pourront être remplacés par la douleur due à la cicatrice, d’où ses pleurs. Gardez-le au chaud et donnez-lui les antibiotiques et calmants prescrits par le vétérinaire. Rappelez-le si vous avez l’impression qu’ils ne sont pas suffisants et que votre chien pleure toujours 2 ou 3 jours après l’opération.
  • Chien qui pleure, vomit, refuse de manger : intoxication alimentaire, maux de ventre, pathologie plus grave… tout est à craindre dans le cas d’un chien qui ne mange pas et pleure. Une consultation rapide chez le vétérinaire s’impose.
  • Chien qui pleure en se grattant les oreilles : une otite, une infection du conduit auriculaire ou tout simplement des oreilles sales, peuvent provoquer les pleurs de votre chien !
  • Chien qui pleure en tournant en rond : si votre chien est âgé, il s’agit certainement du syndrome idiopathique du vieux chien (ou la maladie d’Alzheimer canine) pour laquelle il n’existe que des palliatifs, comme le Candilat, un oxygénateur cérébral qui doit être prescrit par le vétérinaire.

Dans tous ces cas, une visite urgente chez le vétérinaire s’impose, et montre bien l’importance d’assurer son animal de compagnie.

Le chien des voisins pleure tout le temps, que faire ?

Ce n’est pas votre chien qui pleure à longueur de temps, c’est pire… c’est celui des voisins.
Que faire quand le chien des voisins pleure jour et nuit ?

N’attendez pas de devenir fou pour réagir. Comme en présence de toute source sonore pouvant « soit par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage » (article R. 1334-31 du Code de la Santé Publique), la loi vous donne la possibilité de vous défendre !

Procédez par ordre :

  1. Rendez-vous chez vos voisins et informez-les de la durée et de l’intensité des pleurs de leur chien. Si l’animal est seul toute la journée, il se peut que ses propriétaires n’aient pas conscience de l’étendue du problème. Dans tous les cas, invitez-les à y remédier.
  2. Vos voisins refusent de discuter, ou d’intervenir, et leur chien continue de vous harceler de ses pleurs ? Mettez vos doléances noir sur blanc, en avertissant vos voisins par lettre recommandée que la législation en vigueur n’autorise pas le tapage diurne ni nocturne et que, en ignorant vos mises en garde, ils s’exposent à des sanctions et des poursuites.
  3. Toujours pas d’amélioration ? Vous allez être contraint à vous en remettre aux forces publiques pour faire constater l’infraction (par la police municipale ou judiciaire). Une simple constatation de la part d’un agent de l’ordre suffit pour l’établissement d’un procès-verbal qui pourra déboucher une amende de 450 euros et, dans les cas extrêmes, à la confiscation du chien. De quoi convaincre vos voisins qu’ils ont tout intérêt à trouver une solution pour empêcher leur toutou de pleurer…

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